Passer de la violence au plaisir de contribuer

Passer de la violence au plaisir de contribuer

Aujourd’hui, j’ai envie de vous partager un extrait d’une interview de Marshall Rosenberg.

Marshall Rosenberg violence besoin

Beaucoup de gens font un lien entre la non-violence et la violence physique alors qu’il existe d’autres formes de violence. Par exemple, les violences que les gens se font à eux-mêmes en se blâmant ou en se critiquant, ce qui entraîne de la dépression. Mais également, la violence infligée par les parents à leurs enfants lorsqu’ils utilisent la culpabilité et la honte afin d’avoir un impact sur eux.

De cette manière, nous sommes tous impliqués d’une façon ou d’une autre par la violence.

La Communication NonViolente est souvent présentée à l’aide de la méthode qui consiste à suivre les quatre étapes qui sont: observer une situation sans jugement, ressentir le sentiment que cela suscite en nous, identifier notre besoin et formuler une demande concrète et négociable. Mais en fait, ce qui est dit est  beaucoup moins important que l’intention qu’on y met. Parce que si l’intention est que l’autre fasse ce que l’on veut, il ne s’agit pas de Communication NonViolente.

L’intention, en fait, c’est très différent. Notre intention est de créer avec l’autre personne une certaine qualité d’énergie qui fera en sorte que les besoins des deux personnes seront satisfaits et que tout ce qu’elles se donneront mutuellement le sera de bon gré. Lorsqu’on parle avec cette conscience-là, alors la mécanique des quatre étapes est très utile. Mais si l’autre croit d’une manière ou d’une autre qu’on a un certain objectif derrière l’utilisation de ce processus, ou qu’éventuellement on n’est pas aussi intéressé par ses besoins que par les nôtres, alors la mécanique n’aidera pas et ne servira à rien.

Quoique vous fassiez, faites-le avec le désir de servir la vie. Servez les êtres humains avec compassion, et si votre but est de contribuer à leur bien-être et que vous le faites de plein gré, cela rencontrera alors votre besoin de contribuer. Quand nous donnons de cette manière-là, il devient très difficile et très subtil en fait, de dire qui donne et qui reçoit.”

Emission “Dites-moi…” de Michèle Cédric (RTBF, 5 février 2004), traduit par Anne van Stappen / Daniel Raes

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